Voyager en Colombie pour l’année France Colombie

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Enquête : Artisanat colombien

Usiacuri 300x200 Enquête : Artisanat colombienVous avez une minute? N’hésitez pas s’il vous plaït à compléter cette enquête sur l’artisanat colombien :
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Il s’agit d’un artisanat typique du département d’Atlantico sur la côte caribéenne, et plus spécialement d’un petit village appelé Usiacurí. je mets quelques photos de cet artisanat à votre disposition :
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Voyager en Colombie pour l’année France Colombie

A l’heure actuelle, la Colombie est de plus en plus populaire en France. De nombreux magazines et journaux parlent de la Colombie comme d’une destination touristique tendance. De manière plus directe, de nombreux membres de ma famille me parlent de Cartagena de Indias, vantant sa beauté et son climat paradisiaque. Ils seraient presque prêts à y aller ! Le jour et la nuit par rapport à une dizaine d’années, où la Colombie faisait encore office de paria pour la majorité des Français.

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Il n’est donc pas étonnant de voir le nombre de touristes français augmenter considérablement sur les terres de Garcia Marquez. Les destinations touristiques sont toujours à peu près les mêmes : Cartagena de préférence, Bogotá, Medellín et Santa Marta. D’autres destinations commencent également à se démarquer, telle que l’Eje cafetero avec des régions comme Quindio, Caldas et Risaralda.

Il peut être d’ailleurs très intéressant de voyager en Colombie pour l’année France Colombie 2017. De nombreux événements présentent la culture française sur le territoire colombien. Le premier d’entre eux a été une réplique de la Fête des Lumières de Lyon à Bogotá, le 17 décembre.

D’autres spectacles ont suivi, dont le Festival international de musique de Cartagena, et bien d’autres vont suivre tout au long de cette année riche en couleurs et cultures. Donc, si vous souhaitez découvrir la Colombie, l’année France Colombie est assurément un des meilleurs moments pour le faire.

Quelques trucs que j’adore en Colombie…

La Colombie, en dehors des classiques « nature, amabilité des gens » et j’en passe, possèdent bien d’autres atouts intéressants pour le commun des mortels.

1 – Les supermarchés sont ouverts le dimanche… toute la journée !
Je sais qu’en tant que Français, cela nous hérisse un peu le poil. Quid du dimanche, journée de repos sacré (du moins l’après-midi) pour se retrouver et partager en famille? Les entreprises colombiennes n’en ont cure… ainsi que du code du travail colombien il me semble également.
Enfin, d’un point de vue de « client égoïste », il est très pratique de pouvoir aller à n’importe quelle heure et n’importe quel jour au supermarché.

2 – Tout le monde livre à domicile !
Les « tiendas » (épiceries) de quartiers, les restaurants et même assez surprenants les pharmacies ! Vous voulez quelque chose en Colombie? Eh bien, nul besoin de se déplacer. Vous appelez et on vous livre vos médicaments, vos repas, etc. C’est quand même assez pratique quand il est tard le soir ou qu’après une dure journée, vous n’avez plus envie de mettre le nez dehors.

3 – En Colombie, tout se répare !
Cela rappelle la France d’il y a quelques décennies où vous pouviez trouver facilement un cordonnier, un rempailleur de chaises, des couturières etc.
En Colombie pour les vêtements, ils appellent ça « clinicas de ropa », c’est assez poétique quand on y réfléchit. Comment humaniser des vêtements et peut-être donner envie à leurs propriétaires de débourser quelques pesos pour leur réparation.
Vous avez également ici la « clinica del rayon » pour les petits (ou gros) accrochages sur la voie publique. Une entreprise qui a assurément le vent en poupe tant la conduite « collée-serrée » des Colombiens peut générer des accrochages entre véhicules.
Et même dans un genre plus marrant – ou plus flippant c’est à vous de voir – « hospitales de muñecas » qui réparent les vieilles poupées usagées.
clinica de ropa 300x200 Quelques trucs que jadore en Colombie...
4 – Juan Valdez !
J’adore cette chaîne de cafés qui a su « s’injecter » l’identité colombienne pour ne pas ressembler à n’importe quel ersatz de Starbucks. On y trouve des desserts typiquement colombiens dans un lieu agréable et confortable. Le seul problème parfois est l’ambiance quelque peu « espanta jopo » (m’as-tu-vu), vocabulaire typiquement costeño, qui règne.
juan valdez cafe 300x225 Quelques trucs que jadore en Colombie...
5 – La température agréable à 7 heures du matin (en tout cas à Barranquilla !)
C’est quand même agréable de partir travailler sans ce maudit froid que nous avons en France une bonne moitié de l’année. Ce n’est pas qu’on a envie beaucoup plus de travailler mais au moins, on sort plus facilement de chez soi (sic).
En parlant de climat, celui de Barranquilla me pose problème une bonne partie de l’année. Il fait chaud et surtout très humide. De quoi me transformer en éponge une bonne partie de la journée ! Mais je ne vous en dis pas plus, cela fera partie d’un prochain article sur les inconvénients de la vie à Barranquilla.

Mon installation en Colombie (Suite)…

Je sais que j’ai délaissé ce blog durant de nombreux mois. Pas beaucoup de temps, pas envie, et j’en passe… Beaucoup d’excuses et peu, valables.
Le fait est que mon premier anniversaire de vie en Colombie approchant. Cela m’a peut-être poussé à rédiger un nouveau chapitre de cette nouvelle aventure. Une sorte de bilan en quelque somme.

On peut dire en quelques mots que l’adaptation s’est faite (ou quasiment) à ce nouveau pays, cette nouvelle mentalité et coutumes. Jusqu’à parfois m’étonner d’oublier quelques habitudes françaises au profit des colombiennes. Pas qu’elles soient vraiment meilleures – celles-ci en l’occurrence – mais faisant partie d’un tout culturel qui vous pousse à les adopter par envie d’être accepté; dans la lignée du célèbre adage « A Rome, fais comme les Romains ».

Au point de vue personnel, ma situation s’est améliorée : changement d’appartement, naissance d’une petite princesse franco-colombienne (ou colombo-française comme vous voulez) et même, compréhension (presque) parfaite du costeño! Et ça pour ceux qui connaissent c’est pas une mince affaire! En arrivant sur la côte colombienne, on a parfois l’impression de ne plus savoir parler l’espagnol tant la prononciation et le lexique régional compliquent la communication.

Sinon Noël en Colombie, cela surprend pour quelqu’un qui a toujours passé cette période en Europe. On a d’ailleurs l’impression de n’être pas vraiment en décembre. Il est vrai qu’il fait plus froid mais on est encore loin de nos températures européennes.

L’ambiance est également quelque peu différente. Les parcs se colorent de décorations, toutes plus jolies les unes que les autres. Un style unique dont beaucoup de pays devraient essayer de s’inspirer il me semble.

noel barranquilla 300x199 Mon installation en Colombie (Suite)...

La « novena », réunion familiale ou entre voisins, se déroule du 17 décembre jusqu’au 24 décembre. Elle est l’occasion de se retrouver dans la rue, chez soi, ou dans son « conjunto » pour prier et également chanter et/ou écouter des villancicos (chants traditionnels de Noël).

novena Barranquilla 300x168 Mon installation en Colombie (Suite)...

Le 24 décembre au soir ainsi que le 31 est l’occasion pour les Colombiens de lancer des feux d’artifice et autres pétards de manière « sauvage », sans autorisation ni vraiment de sécurité. Chaque année, il y a de nombreux blessés mais cela n’empêche pas les Colombiens de continuer et de risquer un doigt ou une main; au grand dam du gouvernement colombien qui, cette année, a initié une grande campagne de prévention contre les feux d’artifice « sauvages ».

Le gouvernement colombien est, quant à lui, dans la mire de nombreux Colombiens pour les réformes qu’il compte engager cette année : « Reforma tributaria » et j’en passe… Que du bonheur en perspective pour de nombreux Colombiens qui vivent avec un salaire minimum. C’était déjà très compliqué avant mais alors maintenant on se demande comment cela va être possible; et ce n’est pas la modique augmentation du SMIC colombien qui va vraiment les aider (passage de 689.454 à 737.717 pesos, c’est-à-dire une augmentation d’environ 47.000 pesos), quand on sait que la Colombie est un pays très corrompu… Voilà où il faut faire travailler votre gouvernement Mr Santos ! – enfin si vous avez envie, ça c’est autre chose…

D’une situation d’expatriation à un… point de vue politique, il n’y a qu’un pas comme on dit ! Oui, oui, je vous l’assure… En espérant que cette fois-ci, mes envies d’écrire soient les plus fortes…

Mon installation en Colombie…

Il fallait bien que ça arrive après tant d’années… entraperçue, rejetée, réenvisagée… et finalement adoptée en ce début d’année 2016… je ne vais pas vous mentir, le coeur y est pour quelque chose… et ce jusqu’à la ville choisie.

Barranquilla est donc le lieu où je vais passer les dix prochains mois – et plus si affinités. Une ville chaude et côtière qui possède son propre charme… et ses propres problèmes.

plagebarranquilla 300x225 Mon installation en Colombie...

Cela fait presque trois mois que je suis arrivé et je peux déjà dresser un premier bilan positif de mon installation en terre colombienne. Le climat est bon, chaud mais pas trop (merci les alizées jusqu’en mars-avril, je crois) et le soleil est au rendez-vous. Les formalités d’installation se sont faites petit à petit (cedula de extranjeria, voiture, etc.). On est sur la côte colombienne, donc faut rester zen.

Afin d’être clair et précis, je vais commencer par énumérer les aspects positifs de mon installation et ensuite évidemment les inconvénients – eh oui il en existe partout.

La première chose positive comme je l’ai déjà dit est le climat. Je ne vais pas épiloguer plus là-dessus. Sachez juste que savoir qu’il fait zéro et moins en France, c’est assez jubilatoire quand on se promène toute la journée en t-shirt ou en chemise – je sais j’ai un petit côté vicieux.

Deuxième aspect positif : le rythme de vie tranquille, voire un peu trop à mon goût. Mais cela fait du bien de se déconnecter du stress de la France.

L’alimentation constitue le troisième aspect. Non, je ne veux pas dire que la gastronomie colombienne est meilleure que la française. Seulement qu’ici au moins, on a l’impression de manger des meilleurs produits et de pouvoir savourer des jus frais de dizaines et de dizaines de fruits. Les plats préparés surgelés ou non sont relayés dans des frigos qui semblent rester figés pour l’éternité – et qu’ils y restent vous me direz !

Voilà à peu près, les aspects positifs que je comptabilise de mon installation en Colombie (outre l’amour bien sûr…). Pour les aspects négatifs, la liste n’est pas plus longue, rassurez-vous. Elle est même constituée uniquement d’inconvénients que tout expatrié français ressent une fois au moins dans sa vie.

Premièrement, Barranquilla, malgré le soleil et la plage, est une ville où… l’on s’ennuie assez vite. Les activités sont limitées et on se retrouve vite à aller d’un centre commercial à un autre, d’un cinéma à un autre… et guère plus.Certains francophones installés ici m’ont déjà dit que cela pourrait être bien pire, par exemple, être à… Valledupar (mes plates excuses aux habitants de Valledupar).

Deuxièmement, tout est payant, rien n’est gratuit. Vous allez me dire, normal. Ben en fait, si l’on compare avec la France, non. Vous voulez un extrait d’acte de naissance? Il faut aller chez un notaire (première différence avec la France), et comme ce dernier ne travaille pas gratuitement, il faut le payer : environ 6 ou 7.000 pesos selon les notariats. Vous voulez un apostille? Entre 50 et 60.000 pesos à la Gobernación. En France, il vous suffit de vous rendre à la cour d’appel la plus proche et vous l’obtenez sous deux jours ouvrables. Et d’autres exemples, il y en a encore…

Ensuite, je dirai que les autres inconvénients sont propres à tout expat comme je l’ai précisé plus haut : nostalgie de ses habitudes françaises, de son village ou de sa ville, de sa famille et de ses amis, etc.

Enfin, telle est la vie. Le futur nous indiquera notre chemin…

Bocas de Ceniza, une impression de bout du monde

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Si vous aimez les étendues sauvages, vastes et isolées, vous aimerez Bocas de Ceniza. Un lieu surréaliste et surprenant aux confins du fleuve Magdalena et de la mer des Caraïbes.

Voir le fleuve Magdalena embrassait dans une étreinte à la couleur « cendrée » – Ceniza signifie « cendre » en espagnol – la mer des Caraïbes se mérite. Le parcours pour s’y rendre ressemble parfois plus à un chemin de croix qu’à une promenade de santé.

Quitter la ville pour se rendre aux fameux petits trains qui vous transporteront aux portes de Bocas de Ceniza ne se fera pas sans repos, tant la route à emprunter ressemble plus à un chemin de terre difforme et caillouteux qu’à une voie pour nos chers véhicules à quatre roues.

Ces petits wagons pouvant transporter environ une douzaine de personnes, sur des banquettes des deux côtés du véhicule ainsi que parfois au milieu avec des sièges rajoutés pour optimiser l’espace disponible (expérience vécue à l’aller), avancent à une vitesse d’environ 15 km/h.

Ils se relaient le long de la voie de 9 heures du matin à 5 heures du soir, dans le vacarme des moteurs et du vent qui vous fouette le visage. Le prix du trajet n’es pas très cher. Il coûte 10.000 pesos ( à l’heure actuelle moins de 3 euros).

D’après un article de El Heraldo, la voie ferrée ferait 12 kilomètres jusqu’à la pointe de Bocas de Ceniza. Cependant, la partie finale étant trop déteriorée et abîmée, les petits trains ne réalisent pas la totalité du trajet.

Il convient donc de faire la dernière partie du trajet à pied, environ 30 minutes, entre les maisons humbles des pêcheurs et autres habitants de Bocas de Ceniza.
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La beauté du lieu et l’immensité de la nature présente contrastent avec une grande pauvreté, fière, humble et accueillante. Tel ce pêcheur nous proposant de partager son simple mais délicieux repas, constitué d’un poisson et d’un peu de yuca. Un véritable délice de fraîcheur et de simplicité qui fait du bien parfois dans notre monde sophistiqué et pompeux.

La scène semble parfois surréaliste. Marcher le long de cette voie, bordée de chaque côté de cabanes et autres maisons de fortune. On touche à la pauvreté la plus extrême dans ce lieu à la beauté époustouflante.
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L’immensité nous rappelle notre place celle d’animaux – sans aucune connotation péjorative – qui pensent être les maîtres du monde, mais qui ne sont rien en fait face à la force et à la grandeur de la nature.

A Bocas de Ceniza, on a l’impression de revenir à l’essentiel, débarrassés de toute la théâtralité d’une société, toutefois jamais très éloignée tant les projets de développement pointent leur nez. Espérons cependant qu’ils puissent préserver la beauté du lieu et apporter du travail à un grand nombre de personnes. Pour l’instant, l’eau est omniprésente, le ciel est bas. Plus rien d’autre ne compte.