Trafic routier en Colombie

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Vzla trafico 732702 300x225 Trafic routier en ColombieQuand on vient d’un pays où le système de signalisation est relativement bien fait et où les usagers sont en général respectueux des consignes de sécurité, on est très surpris quand on débarque pour la première fois en Colombie (cette remarque inclue la majorité des pays du monde). Premièrement, la signalisation n’est pas très au point, plusieurs fois je me suis senti perdu, sans repères en traversant la rue, le peu de feux, de stops et de passages piétons déboussolant le franchute loin de ses habitudes. Deuxièmement, les usagers sont loin d’être irréprochables, dépassements par la droite, queues de poisson, irrespect des panneaux de signalisation et j’en passe! Tous ces ingrédients font que pour un petit français à la conduite pépère, le choc est assez violent. Et heureusement que je n’ai pas eu à conduire. Je ne me serais pas imaginé faire un road trip pour ma première découverte de la Colombie !
Premier jour, descente du Grand G, de l’aéroport de Palo Negro à la ville de Bucaramanga, le conducteur du taxi sans ceinture et vallenato à fond la caisse, Locombia me voilà! l’entrée en matière est rude mais si bonne après coup. Fresco! fresco! Hermano!, passés les premiers jours où l’on se croit en plein Mario Kart, la chose devient naturelle et les queues de poisson et autres manoeuvres faites au millimètre ne nous étonnent même plus. On finit même par aimer ça.
Pour les Colombiens, tout ceci est fort normal, aucun énervement à subir les exactions des mauvais conducteurs. Un exemple, lors du trajet en bus jusqu’a San Gil, je me souviendrai longtemps de cette épave montée sur roulettes nous faisant plusieurs queues de poisson en un temps record. En France, les insultes auraient fusé et auraient même peut-être laissé la place aux poings. En Colombie non, le chauffeur de bus gardant son sang-froid, fit juste comprendre au chauffard qu’il était un peu trop inconscient. Prudence que notre chauffeur nous enseigna de la plus belle des manières avec quelques dépassements à l’aveugle dont il avait le secret. En somme, les Colombiens sont tout simplement habitués, à la différence de nous-autres qui s’insurgeons pour la moindre impolitesse, il y a des limites comme pour tout, mais la marge est fort élevée avant de mettre un conducteur colombien en pétard.

 

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