La vendedora de rosas

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14788 la vendedora de rosas2 235x300 La vendedora de rosas Il y a des films qui dépassent la réalité et puis certains qui lui collent à la peau… La vendedora de rosas en fait partie. Le Medellín des bas fonds, de la drogue et de la violence transpire par tous les orifices de l’écran, une foule de personnages s’y côtoie dans une sorte de folie propre au désespoir. Il faut bien continuer à vivre même si c’est sans espoir. La nuit de Noel, la mort si redoutable dans ces quartiers, frappera la pauvre petite vendeuse de roses…
Le film réalisé par Victor Gaviria en 1998, inspiré de La petite fille aux allumettes d’Hans Christian Andersen, peut se comparer à un documentaire, sensation renforcée par la présence d’acteurs issus de ces mêmes quartiers. Spécialité de Gaviria qui avait déjà fait de même dans son film précédent Rodrigo D : No futuro.
A sa sortie, La vendedora de rosas interpella l’opinion publique par sa justesse et son réalisme obtenant même une nomination à la Palme d’Or au festival de Cannes en 1998. Certains acteurs eurent l’opportunité de sortir de la misère mais n’en profitèrent pas, soit par choix comme Giovanni Quiroz El Zarco tué peu de temps après dans les rues qui l’avaient rendu célèbre, soit par un dur reveil après les fastes de Cannes comme pour Lady Tabares, Monica, aujourd’hui en prison. Cinq autres acteurs furent assassinés dans une réalité, sorte de second opus tragique qui laisse un sentiment de malaise…

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