Elections présidentielles en Colombie : un air de déjà vu…

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santos mockus Elections présidentielles en Colombie : un air de déjà vu...Le 31 mai, une partie de la jeunesse colombienne s’est réveillée avec la gueule de bois. 46,60% des suffrages pour Santos, 21,50% pour Mockus. Que s’est-il donc passé? Pourquoi Santos a-t-il rassemblé tant de voix? Voilà quelques-unes des questions qu’une jeunesse avide de changement a dû se poser. Encouragés par une ola verde vue trop irrésistible, de nombreux jeunes colombiens croyaient fermement à une victoire du Partido Verde. Imaginé comme un chevalier blanc adepte d’une politique propre par des médias toujours à la recherche de nouvelles icônes, Antanas Mockus faisait presque figure de favori face à Juan Manuel Santos, successeur désigné d’Alvaro Uribe.
Mais ceci était mal connaître l’empreinte de l’Uribisme sur un pays toujours en proie à ses démons. Sur une Colombie qui a peur, des FARC, de la violence, de Chávez etc. et qui ne demande que plus de sécurité quand vingt millions de Colombiens sont considérés comme pauvres.
Cette Colombie-là, a eu peur du changement, d’une inconnue qui s’appelle Mockus, qui sait-on jamais, est peut-être même capable de pactiser avec Chávez et de laisser le pays sombrer dans la violence et l’anarchie face à l’ennemi communiste. Santos, lui, est le garant de la continuité, d’une politique sécuritaire qui a fait ses preuves sous le gouvernement d’Uribe; pendant que les spectres des FARC et de Chávez ont détourné les Colombiens des vrais problèmes de leur pays, du chômage qui augmente, des inégalités croissantes. Cette Colombie a dû se poser ces questions, appuyées par les déclarations maladroites de Mockus dont l’athéisme a dû heurter plus d’un Colombien. Le soutien que lui a porté Hugo Chávez n’est peut-être pas non plus étranger à cette défaite aussi cinglante. Pour une grande majorité de Colombiens, Chávez est el diablo, une sorte de croquemitaine qui fait peur aux enfants, responsable de tous les maux.
Donc, à y voir de plus près, la défaite d’Antanas Mockus n’est peut-être pas si étonnante que ça. Une bataille a été perdue mais peut-être pas encore la guerre.
En ce moment même, les deux adversaires, pragmatisme politique oblige, tentent de rallier le maximum de voix, faisant les yeux doux à leurs opposants de la veille. Tout se jouera lors du second tour, le dimanche 20 juin, dans un seul but, devenir le prochain président à occuper la Casa de Nariño.

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    2 Responses to “Elections présidentielles en Colombie : un air de déjà vu…”

    1. Leïla C dit :

      Bonjour, tu veux probablement parler du 31 mai et non du 31 juin… en dehors de ce détail, blog très intéressant

    2. admin dit :

      Haha oups quelle erreur :p
      Merci de me l’avoir signalé ;)

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