« Tirofijo ha muerto », le documentaire de National Geographic

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Tirofijo ha muerto   Nat Geo   320 300x300 Tirofijo ha muerto, le documentaire de National Geographic« Tirofijo ha muerto » est le titre d’un documentaire consacré à une page tragique de l’histoire colombienne, celle des FARC et plus particulièrement de son fondateur : Pedro Antonio Marin. Il faut remonter à la fin des années quarante pour comprendre l’itinéraire de ce jeune paysan analphabète. A cette époque, le pays est plongé dans une de ses périodes les plus noires, la Violencia, où libéraux et conservateurs s’affrontent. Les pajaros, la police du pouvoir conservateur, chassent les libéraux dans tout le pays, poussant des hommes comme Pedro Antonio Marin à prendre le maquis.
Ainsi se constituent des groupes d’auto-défense dont l’évolution ira jusqu’aux républiques indépendantes de Marquetalia, Riochiquito, Guayabero etc., reprises en 1964 par l’armée. Néanmoins, comment peut-on imaginer un simple guerrillero devenir le cauchemar d’une dizaine de présidents successifs?
Premièrement, Pedro Antonio Marin, devenu Manuel Marulanda, fonde avec Jacobo Arenas les FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie). Ce dernier est plus intéressé par le domaine politique tandis que Marulanda est un militaire dans l’âme, féru de stratégies militaires. Il consacre sa vie à l’étude militaire, dans le seul but de renverser le pouvoir en place.
La faiblesse de l’état colombien ainsi que la manne financière du trafic de cocaïne donneront aux FARC les moyens de faire trembler l’état. A son apogée, ils compteront jusqu’à 20 000 soldats et de nombreux fronts dans tout le pays, jusqu’à entourer Bogotá.
Au début de ce siècle, suite aux efforts des différents gouvernements colombiens, les FARC déclinent et se retrouvent à poser bombes sur bombes et à multiplier les enlèvements. Ils entretiennent ainsi une politique de terreur, à défaut d’une vraie politique de conquête.
Le 26 mars 2008, Manuel Marulanda, isolé dans une politique de violence, meurt d’une crise cardiaque sans avoir rempli son objectif, celui de renverser le pouvoir politique; mais en étant responsable de plus de 15 000 enlèvements et de 1300 villages dévastés. Triste paradoxe pour quelqu’un censé libérer le peuple colombien…
Je mets ici le lien de la première partie.

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