Vous avez dit chuzadas?

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chuzadas Colombie DAS Uribe 274x300 Vous avez dit <em>chuzadas</em>?Quand on survole, comme moi, les journaux colombiens, on ne peut ignorer depuis quelques temps la présence de ce mot. Chuzadas m’évoqua, premièrement, une absence de signification, un noir total. A force de côtoyer cette présence gênante, je finis par chercher la signification de ce terme. Chuzadas signifie « écoutes téléphoniques » en français. D’un coup, ces titres, maintes fois vus, devinrent plus clairs et se rapprochèrent, comme par enchantement, des pratiques politiques hexagonales.
Mais ne croyez pas que cela suffit à me rapprocher d’eux. La vie politique et moi, ça fait deux, voire quatre, cinq… Le devoir de citoyen, pour moi, n’est qu’une corvée de plus, nécessaire pour ses intérêts ou pour la communauté à laquelle on présuppose appartenir.
Digression mise à part, revenons à ce qui m’intéresse ici, les chuzadas du gouvernement de l’ex-président Alvaro Uribe. Celles-ci furent réalisées à l’encontre de journalistes, de membres de l’opposition et de la Cour Suprême, de 2005 à 2009.
Le principal service accusé de ces actes d’espionnage est le DAS (Departamento Administrativo de Seguridad), accusé en son temps de liens avec les paramilitaires avec comme conséquence, l’emprisonnement de son directeur Jorge Noguera en octobre 2005, suite à la révélation des premières chuzadas sur des hommes politiques ainsi que des journalistes.
Par la suite, de nouveaux scandales furent révélés par la presse, telle les mises sur écoute du candidat du Polo Democratico, Gustavo Petro et de la sénatrice Piedad Córdoba.
En août dernier, quatre ex-fonctionnaires du DAS impliqués dans le scandale des chuzadas signèrent un accord pour informer la Justice colombienne sur les commanditaires. Trois ex-directeurs du DAS, Jorge Noguera, Andrés Peñate et María del Rosario Guerra furent interdits de charges publiques pour une durée minimale de dix-huit ans.
La question, que de nombreux Colombiens se posent, est l’implication de l’ex-président Uribe dans ces chuzadas. Etait-il au courant? ou cela s’est-il réalisé sans son consentement? Actuellement, de nombreuses voix, parmi lesquelles de nombreux journalistes, s’élèvent pour imputer la responsabilité à Uribe.
L’unique organisme capable d’en juger est la Comisión de Acusaciones de la Cámara de Representantes, seule commission habilitée à juger présidents et ex-présidents de la république colombienne, composée en majorité d’uribistas

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