Le Pico y Placa, régulation de la circulation initiée par Antanas Mockus

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pico y placa Bogotá Antanas Mockus Colombie 212x300 Le Pico y Placa, régulation de la circulation initiée par Antanas MockusLe Pico y Placa est une initiative créée par Antanas Mockus lors de son premier mandat de maire de Bogotá. Devant le chaos urbain de cette ville de plus de huit millions d’habitants, Mockus proposa une réglementation limitant la circulation aux grandes heures d’affluence (d’où le terme de Pico) selon le dernier numéro de la plaque d’immatriculation (Placa).
Cette mesure, prise en 1998, fut autant destinée aux véhicules particuliers qu’aux transports publics. A cette époque, la congestion urbaine était devenue insupportable à cause des travaux du TransMilenio. Au départ, il y eut de nombreuses manoeuvres des usagers pour tourner la loi à leur avantage. Les automobilistes choisissaient un dernier numéro de plaque conforme à leur envie. Vous pouvez imaginer tout le monde choisissant les mêmes numéros pour, par exemple, sortir le vendredi.
Une fois que les autorités s’eurent rendu compte de ces agissements, il fut décidé que chaque année, en juillet, les numéros changeraient de jour.
Au fur et à mesure de son application, la loi évolua sous l’impulsion des différents maires de la capitale colombienne. Durant le mandat de Luis Eduardo Garzón, on instaura un Pico y Placa écologique étendant la mesure aux véhicules à charge lourde. Elle séduit également les maires d’autres grandes villes ou régions de Colombie comme Medellín et la frontière colombo-vénézuélienne, lieu d’intense trafic routier. Depuis janvier 2010, les voisins équatoriens de Quito appliquent le Pico y Placa.
Actuellement, la mesure est levée jusqu’au 14 janvier à Bogotá pour les véhicules particuliers afin de faciliter l’afflux de touristes pendant les vacances.

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