Gabriel Garcia Marquez, le Maestro de la littérature colombienne

{lang: 'fr'}

Gabriel Garcia Marquez ecrivain colombien 300x291 Gabriel Garcia Marquez, le Maestro de la littérature colombienneAujourd’hui, je vais inaugurer une nouvelle catégorie, « Personnalités », où je présenterai quelques célébrités colombiennes plus ou moins connues des francophones. Pour commencer cette longue série de portraits, j’ai choisi Gabriel Garcia Marquez, le colombien le plus célèbre de la planète (je n’ai pas dit « la colombienne »).

Gabriel Garcia Marquez, de son nom complet Gabriel José de la Concordia García Márquez, est né le 6 mars 1927 à Aracataca dans le département de Magdalena. Il vécut jusqu’à ses huit ans avec ses grands parents maternels, le colonel Nicolás Ricardo Márquez Mejía et Tranquilina Iguarán Cotes, puis dût partir ensuite avec ses parents, Gabriel Eligio García et Luisa Santiaga Márquez Iguarán, à Sucre, dans le département du même nom.

Il étudia au collège jésuite de San Jose puis grâce à une bourse, au Liceo Nacional de Zipaquirá. Gabriel Garcia Marquez possédait déjà un tempérament rêveur qu’il matérialisait dans ses poèmes. Pour faire plaisir à son père, il partit étudier le droit à la Universidad Nacional de Colombia à Bogotá en 1947.
Suite au fameux « Bogotazo » et à la fermeture de l’université, Garcia Marquez déménagea à Cartagena de Indias pour continuer ses études de droit et travailler en tant que reporter pour El Universal. Peu de temps après, il abandonna définitivement ses études de droit pour travailler à El Heraldo, le journal de Barranquilla.
En 1958, il se maria avec Mercedes Barcha, une petite-fille d’immigrant égyptien, avec laquelle, il eut deux fils, Rodrigo et Gonzalo, respectivement cinéaste et designer graphique.Cien a%C3%B1os de soledad roman Gabriel Garcia Marquez 200x300 Gabriel Garcia Marquez, le Maestro de la littérature colombienne

Le succès arriva en 1967, quand il publia son plus grand roman, Cien años de soledad, qu’il écoula à 8000 copies en moins d’une semaine. Vingt-quatre traductions et trois prix internationaux plus tard, Cien años de soledad peut se vanter d’avoir eu une grande influence sur le roman moderne, s’inspirant d’un style littérature, « le réalisme magique », montrant l’irréel et le fantastique comme quelque chose de tout à fait normal et quotidien.
Ses influences, Gabriel García Márquez, les a tirées de la littérature américaine, Hemingway, Joyce, Woolf, et Faulkner, ainsi que des tragédies grecques de Sophocle, OEdipe et Antigone.

En 1982, Gabo, surnom devenu célèbre depuis que Eduardo Zalamea Borda, sous-directeur de El Espectador le nomma ainsi, reçut le Prix Nobel de Littérature.
Sa promiscuité avec les idées communistes et socialistes lui valurent certaines inimités. Jusqu’à l’élection de Bill Clinton, le visa américain lui était constamment refusé. L’opinion publique s’est souvent focalisée sur son amitié avec Fidel Castro tout en oubliant qu’il était devenu un proche de Bill Clinton ou encore de Felipe Gonzalez (ex-président espagnol). Certains affirment que le pouvoir est une chose qui l’a toujours fasciné.

Gabriel Garcia Marquez litterature Colombie 300x300 Gabriel Garcia Marquez, le Maestro de la littérature colombienne

En 1999, il souffrit d’un lymphome cancéreux. En peu de temps, un poème apocryphe, La marioneta, lui fut attribué, où il faisait un dernier au revoir à ses amis. Le 31 mai 1999, Garcia Marquez récita ce poème lors de l’enregistrement d’une radio péruvienne et déclara : «  »Lo que me puede matar es que alguien crea que escribí una cosa tan cursi » (Ce qui peut me tuer c’est que quelqu’un croie que j’ai écrit une chose si snob et cucul).

Les principales oeuvres de Gabriel Garcia Marquez sont, à part « Cien años de soledad », « Crónica de una muerte anunciada » et « El amor en los tiempos del cólera », toutes deux adaptées au cinéma.
A l’heure actuelle, il vit principalement dans la ville de Mexico et partage le reste de son temps entre Cartagena de Indias, Paris et Bogotá.

    You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.

    3 Responses to “Gabriel Garcia Marquez, le Maestro de la littérature colombienne”

    1. Romain dit :

      Sébastien, je vois très bien à qui tu fais référence pour la colombienne la plus connue, ne serait-ce pas une certaine…. je préfère garder le suspens et te laisse nous la dévoiler lors d’un prochain article ;)
      Quant à Gabo, « le magicien » tel qu’on le qualifie de par ses mille tours et détours dans sa vie artistique et politique, il n’a eu de cesse d’avoir cette réputation d’affabulateur, aussi bien dans ses écrits comme dans sa vie. D’ailleurs, après avoir déclaré en 2006 qu’il n’écrirait plus, il dénonce les rumeurs de son agent espagnol, Carmen Balcells, en annonçant au journal colombien El Tiempo qu’il « ne fait rien d’autre qu’écrire ». Peut-être un dernier roman d’amour en perspective?

    2. Xavier T. dit :

      Très bonne initiative et surtout très bon article, attend avec impatience le prochain article de cette catégorie !

    3. Sébastien dit :

      Merci Xavier et Romain pour vos commentaires. Je me suis dit que c’était quand même un peu dommage de ne pas évoquer les colombiens et colombiennes « famosos » (j’ajouterai également des personnages célèbres).
      J’essaierai aussi de dénicher des personnalités un peu moins évidentes pour les francophones, afin de donner à cette catégorie une fonction découverte. Le prochain article sera pour très bientôt mais ce ne sera pas forcément celle qu’on attend ;)

    Laissez un commentaire

    *