Totó la Momposina, icône de la musique traditionnelle colombienne

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Toto la Momposina musique traditionnelle colombie 300x204 Totó la Momposina, icône de la musique traditionnelle colombienneAu premier abord, le nom fait un peu dessin animé. Ensuite, en regardant d’un peu plus près, on remarque « Totó ». Cela ressemble assez à un surnom. « La Momposina », alors là, c’est un peu plus flou. On fait quelques petites recherches et on découvre « Née à Talaigua Nuevo, sur l’île fluviale de Mompox en 1948 « . Mompox? La Momposina? Ca m’a tout l’air d’être le gentilé. « Totó », un surnom apparemment donné par ses parents, « la Momposina », une précision sur son lieu de naissance, nous voilà donc sur la bonne voie.

En continuant nos recherches, on tombe sur « chanteuse folklorique colombienne… », « une des représentantes les plus célèbres de la musique traditionnelle des Caraïbes (cumbia, mapalé, etc.)… ». Tout de suite, cela fait beaucoup plus sérieux. Puis, étape suivante, on essaye d’écouter un extrait, une chanson pour voir si on va aimer ou pas. Et là, eh bien, on apprécie, tout simplement. La voix est magnifique, envoûtante. Le chant semble venir des premiers temps de la musique des Caraïbes, où indiens et esclaves africains se rencontraient pour la première fois. Les tambours africains répondent aux gaitas indigènes, guidés par cette voix magique. Un sentiment quasi religieux se dégage de cette musique. On aurait presque envie de ne plus bouger, seulement écouter.

Toto la Momposina est une icône, mais surtout en Europe. En effet, l’adage « nul n’est prophète en son pays » lui va comme un gant. Connue et appréciée en Colombie, elle n’y possède toutefois pas le même statut qu’en Europe, où elle débarque un beau jour de 1982, accompagnant un certain Garcia Marquez pour recevoir son Prix Nobel de Littérature à Stockholm. Sa prestation y est fort remarquée et la France (Cocorico!) ne tarde pas à lui ouvrir les bras. Elle y produit son premier album « Cantadora » en 1983. En 1991, elle est conviée par WOMAD (World Music Arts and Dance), la fondation du pape de la world music, Peter Gabriel, à enregistrer sous le label « Real World », l’album « La Candela Viva » (la chandelle vivante).

Au rythme des tambours et des maracasses, Toto la Momposina, de son vrai nom Sonia Bazanta Vides, égaye les scènes du monde entier de sa présence tranquille et rayonnante.
En 2002, « La Diva Descalza » est nominée aux célèbres Grammy Awards dans la catégorie meilleur album de musique traditionnelle tropicale pour « Gaitas y Tambores ».toto la momposina musique colombie 300x199 Totó la Momposina, icône de la musique traditionnelle colombienne
En 2010, elle est invitée le 22 mai à participer aux festivités du Bicentenaire de l’Indépendance argentine, en compagnie de grands artistes comme Gilberto Gil et Pablo Milanés. Le reste de son oeuvre se compose de trois albums : « Colombia – Toto La Momposina Y Sus Tambores(en 1989) », Carmelina (en 1995) et Pacantó (en 2000).
A soixante-trois ans, Totó la Momposina n’est apparemment pas prête à quitter la scène. Née dans une famille musicienne de génération en génération, elle n’imagine sûrement pas une vie sans musique.

Un de ses plus grands succès, « El Pescador » :

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    4 Responses to “Totó la Momposina, icône de la musique traditionnelle colombienne”

    1. Romain dit :

      En effet, dès sa plus tendre enfance, Totó a baigné dans cet univers musical rythmé par le battement des tambours ainsi que par les chants et danses des « cantadoras ». Totó est devenue la figure emblématique de ces fameuses chanteuses de rue qui, en s’inspirant du métissage de son pays, nous parle de sa région et des villages oubliés du río Magdalena. On peut notamment distinguer Mompós, petite citée coloniale inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO qui mérite d’être visitée.
      Très bel hommage rendu à cette artiste qui peut être fière de ses origines!

    2. Sébastien dit :

      Oui, Mompox ou Mompós, une petite ville coloniale au charme fou. Et dans la même lignée, je conseille à tous de visiter Barichara, dans le département de Santander, connu comme “el pueblito más lindo de Colombia”.

    3. Romain dit :

      En effet, cette charmante bourgade où ont été tournées plusieurs « telenovelas » fait partie des incontournables.
      D’ailleurs, ne manquez pas le magnifique panorama sur la vallée du río Suarez ainsi que la vue sur le village depuis le mirador qui se trouve dans le parc! (en haut de la Carrera 10).

    4. Sébastien dit :

      Merci Romain pour ces bons conseils :)

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