Les anges fous de la Linea 5, un reportage d’Arte sur les balineros en Colombie

par le 14.nov, 2011, dans Actualité, Télévision

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Arte a diffusé dimanche matin un reportage sur les balineros, ces acrobates du bitume qui dévalent à toute vitesse les pentes vertigineuses de la Linea 5, reliant la zone cafetière à la capitale Bogotá.
« Les anges fous de la linea 5″ est un documentaire court, à peine treize minutes, qui présente Felix et Ruben Dario « Loco », deux balineros (de « balinera » roulement à billes) vivant de nettoyages de camions et de coups de main donnés aux camionneurs.
Felix n’est pas tout à fait un balinero. Il lui manque l’outil principal, le carrito, que l’on peut traduire par petite voiture ou caisse à savon qui, construit de bric et de broc grâce au système D colombien, peut atteindre des vitesses de pointe assez impressionnantes.

Afin que Felix soit un balinero comme les autres, « Loco » décide d’aider son ami, enfreignant la règle principale de la Linea qui stipule qu’un balinero doit construire seul son carrito afin d’en comprendre l’importance et de le bichonner afin d’éviter tout accident qui pourrait lui être fatale.
« Loco » est ce qu’on appelle un personnage, extraverti et chaleureux. A 60 ans, il continue à vivre le long de la Linea avec son compère Felix, de 45 ans son cadet. Les deux amis, pleins de sagesse et de bon sens, prennent la vie avec philosophie. Ils se disent que leur situation pourrait être bien pire. Qu’ils pourraient errer dans les quartiers mal famés des grandes cités colombiennes, volant et faisant toutes sortes de combines pour survivre.
Au lieu de cela, ils sont le long de la Linea 5, l’une des voies mythiques du cyclisme colombien, et semblent heureux même s’ils n’ont rien. Leurs visages ne trompent pas quand ils descendent à bord de leur carrito. On y lit du bonheur et de l’insouciance grisés par la sensation de vitesse. Et peut-être que comme le dit Loco, le secret de leur bonheur c’est aider les autres : « Tant qu’on n’aide pas les autres, la vie ne vaut rien ».

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    3 Comments for this entry

    • Romain

      Personnellement, je suis passé récemment sur cette route vertigineuse qui traverse la cordillère centrale où nous sommes d’ailleurs tombés en panne, mais point de « balineros » pour venir nous donner un coup de main.

      Un tunnel de 8,6km est actuellement en construction afin de faciliter la circulation, notamment, celle des poids lourds, sur cet axe stratégique qui relie Bogotá à Buenaventura, premier port maritime du pays ainsi que Cali, 3ème ville de par sa population.

      Son ouverture est prévue fin 2013, enfin si tout se passe comme prévu….

    • Romain

      En tous cas, ce reportage nous démontre, une fois de plus, la joie de vivre des colombiens aussi pauvres soient-ils mais également leur ingéniosité pour rendre service coûte que coûte!

    • Sébastien

      Exactement, quand on voit Loco, on a vraiment l’impression qu’il est heureux. Il ne fait pas semblant. Et ce côté système D, bricole, chez certains colombiens m’a toujours fasciné ( étant moi-même pas très bricoleur :p).

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