Fernando Botero, le plus « colombien » et … célèbre des artistes colombiens

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fernando botero artiste colombie 300x300 Fernando Botero, le plus colombien et ... célèbre des artistes colombiensAlors dans la catégorie Personnalités, voici l’artiste colombien le plus célèbre de la planète, j’ai nommé Fernando Botero Angulo, peintre, sculpteur, dessinateur au style figuratif unique, appelé par certains « Boterismo ». Botero dépeint les femmes, les hommes, la vie quotidienne, les événements et personnages historiques, des natures mortes, des animaux et le monde naturel en général, avec une volumétrie exagérée et disproportionnée, accompagnée de petits détails critiques, ironiques et plein d’ingéniosité.
Auto-proclamé avec quelque ironie « le plus colombien des artistes colombiens », Botero s’est fait connaitre en remportant le premier prix au Salón de Artistas Colombianos en 1958. Ces dernières décennies, il a obtenu une reconnaissance internationale pour ses peintures, dessins et sculptures, avec des expositions à travers le monde. Son art est plébiscité par les grands musées, les sociétés et collectionneurs privés.

De 1949 à 1950, Botero a travaillé comme scénographe, avant de s’installer à Bogota en 1951. Sa première exposition a eu lieu à la galerie Leo Matiz à Bogota, quelques mois après son arrivée. En 1952, Botero a voyagé avec un groupe d’artistes à Barcelone, où il a séjourné brièvement avant de s’installer à Madrid pour étudier à l’Académie de San Fernando.
En 1953, Botero a déménagé à Paris, où il a passé la plupart de son temps au Louvre, à étudier les œuvres. Il a vécu à Florence de 1953 à 1954, étudiant les œuvres de maîtres de la Renaissance. Dans les dernières décennies, il a vécu la plupart du temps à Paris, mais passe un mois par an dans sa ville natale de Medellin. Il a eu plus de 50 expositions dans les grandes villes du monde entier, et ses oeuvres s’évaluent en millions de dollars.

Botero, explique son utilisation de ces «grosses personnes», comme ils sont souvent appelés par les critiques, de la façon suivante: « Un artiste est attiré par certains types de forme sans savoir pourquoi; on les adopte de manière intuitive. Seulement plus tard on tente de rationaliser, voire de justifier. »
Botero est un artiste abstrait dans le sens le plus fondamental, le choix des couleurs, des formes et proportions sont basées sur une réflexion esthétique intuitive. Bien qu’il ne passe qu’un mois par année en Colombie, il se considère comme « l’artiste le plus colombien vivant » en raison de son isolement par rapport aux tendances internationales du monde de l’art.

En 2004, Botero a exposé une série de 27 dessins et 23 peintures traitant de la violence provenant des cartels de la drogue en Colombie. Il a fait don des œuvres au Musée national de Colombie, où ils ont d’abord été exposées.
En 2005, Botero a attiré l’attention par sa série d’oeuvres sur Abou Ghraib, d’abord exposées en Europe. Il y met en avant les violences exercées par les forces américaines sur les prisonniers pendant la guerre en Irak. Très inspiré, Botero produit plus de 85 peintures et 100 dessins dans l’exploration de ce concept. La série a été exposée à deux endroits différents aux États-Unis en 2007, y compris à Washington DC. Botero a déclaré qu’il ne voulait pas les vendre, mais en faire don à des musées.

En 2006, après avoir travaillé exclusivement sur la série sur Abou Ghraib depuis plus de 14 mois, Botero retourne aux thèmes qui lui sont chers comme la famille et la maternité. Dans «Une Famille», Botero représente la famille colombienne, un sujet souvent peint par lui dans les années soixante-dix et quatre-vingt.
En 2008, il expose les œuvres de sa collection « El Circo », avec 20 oeuvres à l’huile et l’aquarelle. Dans une interview de 2010, Botero a déclaré qu’il était prêt pour d’autres sujets: « Après tout cela, je reviens toujours à la plus simple des choses: la nature morte»

Au niveau personnel, Botero s’est marié avec Gloria Zea (qui est devenue par la suite ministre de la Culture) en 1955. Ensemble, ils ont eu trois enfants: Fernando (qui est né alors qu’ils vivaient dans la ville de Mexico), Lina et Juan Carlos Botero. Leur mariage n’a pas tenu et ils ont divorcé en 1960. En 1964, Botero a commencé à vivre avec Cecilia Zambrano. Ils ont eu un fils Pedro, né en 1974, et se sont séparés en 1975. Pedro est décédé en 1979 dans un accident de voiture, dans lequel Botero a également été blessé. En 1977, il a épousé l’artiste grec Sophia Vari. Depuis, ils résident essentiellement à Paris et ont une maison à Pietrasanta, en Italie.

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    2 Responses to “Fernando Botero, le plus « colombien » et … célèbre des artistes colombiens”

    1. Romain dit :

      D’ailleurs, ne manquez pas de visiter le superbe Museo Donación Botero à Bogotá qui se trouve face à la bibliothèque Luis Ángel Arango dans le centre historique de la Candelaria. Cette maison de l’époque coloniale qui abrite les quelques 123 œuvres (dessins, peintures et sculptures confondus)du maitre offre un magnifique patio central fleuri. On y retrouve également sa collection privée qui compte pas moins de 85 chefs-d’oeuvre de peintres de renommée internationale tels que Renoir, Dalí, Chagall et Picasso entre autres.

      Et puis à Medellin, la Plaza Botero mérite le détour. Cet espace culturel en plein air présente ses majestuesues sculptures dont il a fait don à la ville parmi lesquelles on peut distinguer La Mano, Hombre y Caballo et Maternidad. Elles font d’ailleurs vivre la « légende Botero » qui veut que le fait de toucher les statues apporte chance et amour.
      Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire!

    2. bosc dit :

      bonjour, je réalise un exposé sur botero et j’ai pus lire a plusieurs reprise que botero c’était nom « le plus colombiens des artistes colombiens » je cherche déssesperement une réponse a cette question merci de vos réponses.

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