Barranquilla, Curramba la Bella

Eglise San Nicolas
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En Colombie, Cartagena de Indias, Santa Marta, Bogotá ou encore Medellín attirent la plupart des touristes étrangers. Peu sont ceux qui se rendent à Barranquilla. Une ville jugée peu intéressante et parfois même un peu trop chaotique par certains.

Un tel jugement ne se fie qu’aux apparences et à une réalité superficielle, certes en partie exacte, mais loin de refléter à mon avis l’essence d’une ville à l’importance historique et culturelle indéniable pour la Colombie.
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J’ai pu en juger par moi-même lors d’un voyage sur la côte caraïbe cet été. Barranquilla n’est pas une ville « facile » comme Cartagena par exemple, qui vous ensorcelle très vite avec ses couleurs chatoyantes et son patrimoine incomparable. Il faut apprendre à l’aimer et à sentir cet identité à travers certains symboles comme la musique ou encore l’équipe de foot local, le Junior.

Curramba la Bella, comme l’aiment à l’appeler ses habitants et ses plus grands fans, possède selon moi un caractère fort, fruit d’une histoire singulière et d’une forte identité « costeña » de ses habitants.

J’y trouve parfois dans cette ville un air de Marseille, ville chère à mon coeur, et porteuse également d’une identité forte et unique. La similarité ne s’arrête pas à l’aspect portuaire. Les migrations qui ont forgé ces deux villes pour créer une identité propre s’en ressentent fortement. Premièrement, dans les noms : d’origine anglaise, allemande, française ou encore arabe pour la première ou italienne, arménienne ou maghrébine pour la seconde. Et deuxièmement, dans l’empreinte qu’ont laissé – et laissent encore aujourd’hui – ces populations dans la culture et l’architecture des deux villes.

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La Avenida al río

Barranquilla a donc longtemps été la porte d’entrée des migrants en Colombie, qui se sont soit fixés sur les rives du río Magdalena, soit sont partis vers d’autres cieux à travers le pays. Elle a acquis de cette époque un autre de ses surnoms, « La Puerta de Oro ».

Ses surnoms sont nombreux, peut-être est-ce la ville en Colombie qui en possède le plus… ainsi que des chansons dédiées à sa splendeur et à l’amour inconditionnel que portent certains chanteurs à « La Arenosa » (encore un surnom!), comme le célébrissime Joe Arroyo, le fils adoptif de Barranquilla – il est né à Cartagena – qui proclame son amour pour cette ville dans sa fameuse chanson « En Barranquilla me quedo ».

Barranquilla, vous l’aurez compris, est une ville que j’ai beaucoup appréciée malgré le fait, il est vrai, du peu de monuments et d’endroits à visiter. Heureusement, le climat est bon (voire très chaud parfois) et la plage est proche ce qui renforce également son intérêt.
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Ne croyez cependant pas qu’il n’y a pas de monuments à visiter. Vous avez toujour les quelques incontournables de chaque ville comme les places, les églises ou les cathédrales. J’ai eu d’ailleurs le plaisir d’admirer l’église San Nicolas dans le centre de la ville. Un magnifique édifice, véritable coeur de la ville, aux couleurs pastels sublimes ainsi que la cathédrale, un édifice moderne et avant-gardiste, qui ravirait plus d’un adepte de l’architecture contemporaine.

Le saint patron de la ville s’appelle San Nicolás de Tolentino, mais pour les montpellierains, sachez que le patron populaire est San Roque, nul autre que notre fameux Saint-Roch. Un autre lien après « El Pibe » Valderrama, non natif de Barranquilla, mais très attaché à la ville.

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Sur le plan culturel, j’ai visité également le musée del Caribe, dédié à la culture et aux peuples caribéens, indigènes et afro-colombiens, tels que les Kogis et bien d’autres. L’entrée est de 12.000 pesos (environ 3,50 euros actuellement) et il ouvert la plupart du temps de 8 heures à 17 heures.
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Malgré quelques petits côtés chaotiques, tels que les problèmes d’écoulement d’eau formant les fameux « aguaceros », véritables ruisseaux qui dévalent les rues de Barranquilla quand s’abattent des trombes d’eau, Barranquilla est une ville attachante de par son coeur et son âme, symbolisés par l’allégresse et la gentillesse de ses habitants. Une ville qui souvent ne laisse pas indifférent. On aime ou on déteste… tiens, tiens encore un point commun avec Marseille.

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