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Les esclaves se moquent de leurs maîtres à Salvador da Bahia

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Les vols low cost ne se limitent plus à des trajets court-courriers. De plus en plus, des compagnies aériennes telles que Condor nous offrent la possibilité de visiter des coins du monde de plus en plus éloignés à des prix abordables.

L’Amérique du Sud attire des visiteurs du monde entier et le Brésil, avec sa richesse culturelle, ses plages paradisiaques et ses rythmes vibrants est sans doute l’un des pays qui nous fait le plus rêver.
Et c’est à Salvador de Bahia, au centre de la côte brésilienne, que se trouve le bijou dont nous voulons parler aujourd’hui.
salvador de bahia 300x224 Les esclaves se moquent de leurs maîtres à Salvador da Bahia
L’église et couvent de Saint François de Salvador da Bahia est un bijou non seulement par sa beauté baroque, mais aussi pour des raisons historiques.

La ville de Salvador da Bahia fut la première capitale du Brésil. Le siège de l’administration Royale y fut établit en 1549 par le Gouverneur Thome de Souza et la ville conserva son statut jusqu’en 1763.

Dès 1558, le premier marché d’esclaves des Amériques y fut créé. Les descendants de ces ouvriers ont fait de Salvador, encore aujourd’hui, un point de rencontre des cultures africaines, coloniales et indo américaines.

Ce sont eux qui construisirent l’église de Saint François au début du siècle XVIII. et ils firent un merveilleux travail.
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Il fallut huit cents kilos d’or pour recouvrir les boiseries et les sculptures de ce magnifique intérieur baroque qui est illuminé par un énorme chandelier de quatre vingt kilos. Le cloître magnifique est décoré avec une mosaïque d’azulejos représentant la fondation de la ville.

En regardant le plafond, vous verrez les peintures de l’artiste Jose Joaquim da Rocha.

Vous manquerez d’yeux pour découvrir tous les détails, mais vous remarquerez sûrement que certains des petits anges semblent avoir été mutilés entre leurs jambes, d’autres semblent enceintes. Leurs visages sont souvent grotesques.
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Ceci fut la vengeance des esclaves qui construisirent cette église, privés eux-mêmes de pratiquer leurs rites spirituels: modeler de gros organes sexuels ou des ventre gonflés aux chérubins. La majorité de ces aberrations fut chastement recouverte mais encore aujourd’hui les visiteurs peuvent s’amuser à trouver les preuves de cette vengeance.

Pour en savoir plus sur les attractions touristiques de Salvador et du reste de la province de Bahia, consultez ce lien.

Road trip en Colombie ?

road trip colombie
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Road Trip en Colombie?! Je vois déjà l’étonnement et la surprise de certains qui n’imaginent pas la Colombie, hors villes et bitume. Pourtant, la Colombie, grâce aux nombreux progrès en termes de sécurité, peut très bien être le cadre d’un « road trip », quelque peu aventureux et improvisé.

Toutefois, ne vous méprenez pas. La Colombie reste dangereuse dans certaines régions et il vaudrait mieux pour votre sécurité de les éviter. Restez sur les grandes axes routiers entre les grandes villes et ne vous aventurez sur les petites portions, que si l’on vous a formellement indiqué qu’il n’y avait aucun risque.

Avant de partir, il convient bien sûr de posséder ou louer une voiture. Cette dernière option coûte environ en Colombie 50 euros par jour pour un modèle économique.

Le « road trip » se veut quelque peu aventureux mais il convient cependant d’adopter une certaine organisation. Nourriture, habits, vérifiez que le véhicule soit en bon état, qu’il soit équipé d’une roue de secours, d’un cric ainsi que d’une clé en croix. Read more »

Concert de Toto la Momposina au Rockstore de Montpellier

Toto la Momposina
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Le jeudi 27 février, Toto la Momposina donnait un concert dans la célèbre salle (du moins pour les Montpellierains) du Rockstore. L’entrée à 25 euros, à peu près dans les prix pratiqués par l’établissement, a permis de ne pas trop décourager les amateurs de musique latino-américaine, venus en certain nombre assister au concert de la reine de la Cumbia.

Pour ma part, je m’étais informé de ce concert, de manière tout à fait anodine, en voyant une affiche dans la rue. Toto la Momposina était une artiste que je connaissais pour, par exemple, son morceau « El pescador » ou encore « Latinoamerica » de Calle 13; mais je dois avouer que mes connaissances s’arrêtaient là. C’était donc une bonne occasion de connaitre un peu mieux son répertoire et de réaliser une petite « immersion musicale et culturelle » dans ma chère Colombie.

Pas de première partie lors de ce concert, mais une pléiade de musiciens, au moins dix – je les ai comptés mais impossible de me remémorer avec exactitude leur nombre – alternant gaita, guitares, tambours, maracas; et coiffés de magnifiques « vueltiaos« . Avec au centre de la scène, Toto la Momposina, petit bout de femme, très joyeuse et dynamique, qui aime partager ses émotions et ses pensées avec le public. Read more »

Cartagena de Indias s’affirme comme destination de croisières de luxe

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Avec l’arrivée ce week-end de huit croiseurs, conduisant à la ville 21 000 passagers, y compris l’équipage, Cartagena de Indias s’affirme comme la destination des Caraïbes pour les croisières de luxe.

La première saison de cette année a commencé vendredi dernier avec l’arrivée de la croisière Equinox de Celebrity Cruises, avec 4100 passagers. Le samedi, 12 000 visiteurs sont arrivés à bord du Monarch, du Coral Princess, de l’Island Princess et du Norwegian Sun, et le dimanche, 5100 touristes à bord du Vision of the Seas, Statendam et Variety Voyager, a rapporté la société portuaire de Cartagena.

Les chiffres de l’ Association de croisière des Caraïbes et de la Floride (FCCA) permettent de se rendre compte qu’une journée de week-end a généré environ 1,75 millions de dollars (3400 millions de pesos), favorisant restaurants, hôtels et en général les associations touristiques locales.

Les autorités portuaires ajoutent que dans moins de 16 heures, il y a eu trois opérations d’embarquement des passagers dans le Vision of the Seas et le navire Monarch. Des opérations comme celles-ci ont triplé dans la région avec le lancement de la nouvelle route par le canal de Panama, qui permettra le passage de plus gros navires. Read more »

« Mi gente linda, mi gente bella », un film humoristique sur la société colombienne

Mi gente linda, mi gente bella film colombie
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« Mi gente linda, mi gente bella… mi gente de Colombia!!! » Voici un film qui n’a pas peur d’écorner les clichés, de jouer avec. D’évoquer les travers des sociétés colombienne et étrangères. Le tout avec humour et au second degré afin de mettre à mal la pensée dominante et de tirer sur tout ce qui bouge.

« Mi gente linda, mi gente bella » est un film colombien, réalisé par Harold Trompetero en 2012. Il raconte avec humour l’histoire de Vigo, un suédois ennuyeux et prévisible (comme tous bien sûr!), travaillant dans une usine de glaces, où il a la dure tâche de poser des bâtonnets sur la glace! – la scène où on le voit en plein travail est très cocasse.

Donc ce brave suédois, quelque peu insipide, suit sa petite routine : boulot, dodo et bar… où il finit par rencontrer une charmante colombienne, Norma, -on peut se demander ce qu’elle venait faire dans ce petit village de Suède…- extravertie et très entreprenante (encore le cliché de la colombienne « caliente »), paraissant folle des étrangers (autre cliché).

Le grand blond suédois (autre cliché plus qu’obligatoire) se décide à faire le grand saut en Colombie, afin de revoir sa belle… après une seule rencontre- on aurait tous fait pareil haha. Read more »

La Playa D.C., un film sur la communauté afro-colombienne

la playa D.C.
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La communauté afro-colombienne a plus d’une souffrance en elle. Les déplacements forcés sur la côte pacifique l’atteignent en priorité. L’indifférence d’un pouvoir central et d’une opinion publique qui ne se sont jamais guère intéressés à eux, voire même à se demander si ces territoires font réellement partie de la souveraineté colombienne.

Le parallèle entre les populations d’origine africaine en France et en Colombie pourrait s’effectuer – contrôle des papiers, misère économique, etc. – sauf que ces derniers font partie intégrante de ce pays depuis sa création…

La mise à l’écart est tenace et ancrée dans les mentalités, quelque peu racistes des autres populations colombiennes. A Bogotá, ils enflent les rangs des autres « desplazados« , au plus bas de la hiérarchie, juste au-dessus des indigents. Read more »