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Mon installation en Colombie (Suite)…

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Je sais que j’ai délaissé ce blog durant de nombreux mois. Pas beaucoup de temps, pas envie, et j’en passe… Beaucoup d’excuses et peu, valables.
Le fait est que mon premier anniversaire de vie en Colombie approchant. Cela m’a peut-être poussé à rédiger un nouveau chapitre de cette nouvelle aventure. Une sorte de bilan en quelque somme.

On peut dire en quelques mots que l’adaptation s’est faite (ou quasiment) à ce nouveau pays, cette nouvelle mentalité et coutumes. Jusqu’à parfois m’étonner d’oublier quelques habitudes françaises au profit des colombiennes. Pas qu’elles soient vraiment meilleures – celles-ci en l’occurrence – mais faisant partie d’un tout culturel qui vous pousse à les adopter par envie d’être accepté; dans la lignée du célèbre adage « A Rome, fais comme les Romains ».

Au point de vue personnel, ma situation s’est améliorée : changement d’appartement, naissance d’une petite princesse franco-colombienne (ou colombo-française comme vous voulez) et même, compréhension (presque) parfaite du costeño! Et ça pour ceux qui connaissent c’est pas une mince affaire! En arrivant sur la côte colombienne, on a parfois l’impression de ne plus savoir parler l’espagnol tant la prononciation et le lexique régional compliquent la communication.

Sinon Noël en Colombie, cela surprend pour quelqu’un qui a toujours passé cette période en Europe. On a d’ailleurs l’impression de n’être pas vraiment en décembre. Il est vrai qu’il fait plus froid mais on est encore loin de nos températures européennes.

L’ambiance est également quelque peu différente. Les parcs se colorent de décorations, toutes plus jolies les unes que les autres. Un style unique dont beaucoup de pays devraient essayer de s’inspirer il me semble.

noel barranquilla 300x199 Mon installation en Colombie (Suite)...

La « novena », réunion familiale ou entre voisins, se déroule du 17 décembre jusqu’au 24 décembre. Elle est l’occasion de se retrouver dans la rue, chez soi, ou dans son « conjunto » pour prier et également chanter et/ou écouter des villancicos (chants traditionnels de Noël).

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Le 24 décembre au soir ainsi que le 31 est l’occasion pour les Colombiens de lancer des feux d’artifice et autres pétards de manière « sauvage », sans autorisation ni vraiment de sécurité. Chaque année, il y a de nombreux blessés mais cela n’empêche pas les Colombiens de continuer et de risquer un doigt ou une main; au grand dam du gouvernement colombien qui, cette année, a initié une grande campagne de prévention contre les feux d’artifice « sauvages ».

Le gouvernement colombien est, quant à lui, dans la mire de nombreux Colombiens pour les réformes qu’il compte engager cette année : « Reforma tributaria » et j’en passe… Que du bonheur en perspective pour de nombreux Colombiens qui vivent avec un salaire minimum. C’était déjà très compliqué avant mais alors maintenant on se demande comment cela va être possible; et ce n’est pas la modique augmentation du SMIC colombien qui va vraiment les aider (passage de 689.454 à 737.717 pesos, c’est-à-dire une augmentation d’environ 47.000 pesos), quand on sait que la Colombie est un pays très corrompu… Voilà où il faut faire travailler votre gouvernement Mr Santos ! – enfin si vous avez envie, ça c’est autre chose…

D’une situation d’expatriation à un… point de vue politique, il n’y a qu’un pas comme on dit ! Oui, oui, je vous l’assure… En espérant que cette fois-ci, mes envies d’écrire soient les plus fortes…

Mon installation en Colombie…

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Il fallait bien que ça arrive après tant d’années… entraperçue, rejetée, réenvisagée… et finalement adoptée en ce début d’année 2016… je ne vais pas vous mentir, le coeur y est pour quelque chose… et ce jusqu’à la ville choisie.

Barranquilla est donc le lieu où je vais passer les dix prochains mois – et plus si affinités. Une ville chaude et côtière qui possède son propre charme… et ses propres problèmes.

plagebarranquilla 300x225 Mon installation en Colombie...

Cela fait presque trois mois que je suis arrivé et je peux déjà dresser un premier bilan positif de mon installation en terre colombienne. Le climat est bon, chaud mais pas trop (merci les alizées jusqu’en mars-avril, je crois) et le soleil est au rendez-vous. Les formalités d’installation se sont faites petit à petit (cedula de extranjeria, voiture, etc.). On est sur la côte colombienne, donc faut rester zen.

Afin d’être clair et précis, je vais commencer par énumérer les aspects positifs de mon installation et ensuite évidemment les inconvénients – eh oui il en existe partout.

La première chose positive comme je l’ai déjà dit est le climat. Je ne vais pas épiloguer plus là-dessus. Sachez juste que savoir qu’il fait zéro et moins en France, c’est assez jubilatoire quand on se promène toute la journée en t-shirt ou en chemise – je sais j’ai un petit côté vicieux.

Deuxième aspect positif : le rythme de vie tranquille, voire un peu trop à mon goût. Mais cela fait du bien de se déconnecter du stress de la France.

L’alimentation constitue le troisième aspect. Non, je ne veux pas dire que la gastronomie colombienne est meilleure que la française. Seulement qu’ici au moins, on a l’impression de manger des meilleurs produits et de pouvoir savourer des jus frais de dizaines et de dizaines de fruits. Les plats préparés surgelés ou non sont relayés dans des frigos qui semblent rester figés pour l’éternité – et qu’ils y restent vous me direz !

Voilà à peu près, les aspects positifs que je comptabilise de mon installation en Colombie (outre l’amour bien sûr…). Pour les aspects négatifs, la liste n’est pas plus longue, rassurez-vous. Elle est même constituée uniquement d’inconvénients que tout expatrié français ressent une fois au moins dans sa vie.

Premièrement, Barranquilla, malgré le soleil et la plage, est une ville où… l’on s’ennuie assez vite. Les activités sont limitées et on se retrouve vite à aller d’un centre commercial à un autre, d’un cinéma à un autre… et guère plus.Certains francophones installés ici m’ont déjà dit que cela pourrait être bien pire, par exemple, être à… Valledupar (mes plates excuses aux habitants de Valledupar).

Deuxièmement, tout est payant, rien n’est gratuit. Vous allez me dire, normal. Ben en fait, si l’on compare avec la France, non. Vous voulez un extrait d’acte de naissance? Il faut aller chez un notaire (première différence avec la France), et comme ce dernier ne travaille pas gratuitement, il faut le payer : environ 6 ou 7.000 pesos selon les notariats. Vous voulez un apostille? Entre 50 et 60.000 pesos à la Gobernación. En France, il vous suffit de vous rendre à la cour d’appel la plus proche et vous l’obtenez sous deux jours ouvrables. Et d’autres exemples, il y en a encore…

Ensuite, je dirai que les autres inconvénients sont propres à tout expat comme je l’ai précisé plus haut : nostalgie de ses habitudes françaises, de son village ou de sa ville, de sa famille et de ses amis, etc.

Enfin, telle est la vie. Le futur nous indiquera notre chemin…