Histoire

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Bataille de Boyacá Colombie Histoire

Au début du XVIème , les conquistadores espagnols s’emparent de ces terres aux dépens des populations autochtones parmi lesquelles les Chibchas ( région actuelle de Bogota ) et les Tayronas ( région Caraïbe). L’actuelle Colombie fit partie de la Vice-Royauté de Nouvelle Grenade de 1717 jusqu’au mouvement d’indépendance  initié en 1810 par Simon Bolivar El Libertador.

Elle devint la Republique Federale de la Grande Colombie suite a la bataille de Boyacá ( le 7 aôut 1819) ; mais suite a des dissensions internes, l’Equateur , la Colombie et le Venezuela prirent leur indépendance. Ce n’est qu’en 1886 , qu’elle prit son nom définitif de République de Colombie . Le XXème commence avec la Guerra de los Mil Días, qui avec la séparation du Panamá, conduit le gouvernement de Rafael Reyes (1904-1909) à démissionner. En 1930 se termine l’hégémonie des conservateurs initiée en 1886. Entre 1930 et 1946 le parti Libéral prend le pouvoir de manière revancharde. En 1932 se déclenche la Guerra Colombo-Peruana.

Après des divisions internes chez les libéraux, les conservateurs reprennent le pouvoir,Jorge Gaitan La Violencia Bogotazo 219x300 Histoire mais non la majorité au congrès. En 1948, avec l’assassinat de Jorge Eliécer Gaitán, démarre le Bogotazo et l’époque de la Violencia, guerre civile qui dura jusqu’au début des années 60 entre les libéraux et les conservateurs. Ces derniers conservèrent la présidence jusqu’en 1953, quand un coup d’Etat remis le pouvoir au Général Gustavo Rojas Pinilla. Un accord entre les partis libéral et conservateur, mit fin à la dictature de Rojas Pinilla, y ainsi se crea le Frente Nacional, retour à la démocratie électoral partageant la présidence entre les deux partis. Déçus de cet état de faits, quelques anciens guerrilleros libéraux créèrent les groupes révolutonnaires ELN, M-19 et FARC appuyés par le parti communiste colombien.

La répartition du pouvoir continua encore après la fin du Frente Nacional en 1974, bien qu’on permit la participation d’autres partis après la réforme constitutionnel de 1968. A partir de cette période, le narcoterrorismo, les guerrillas, les paramilitaires et le crime organisé maintiennent le pays dans un état de crise permanente, avec des actes comme la prise du Palais de Justice de Colombie en 1985 ou l’attentat du siège du DAS en 1989.

Durant l’administration d’Ernesto Samper (1994-1998), le gouvernement se voit impliqué dans un scandale d’alliances avec des narcotraficants qui provoqua un conflit diplomatique avec les Etats-Unis. Pendant que le chaos politique continuait, les guerrillas des FARC et des ELN, prirent le contrôle des activités des cartels de la drogue. Entre 1998 et 2002, les autorités et les FARC entamèrent des négociations qui échouèrent suite à la recrudescence du conflit, la crise économique et l’implantation du Plan Colombia.

alvaro uribe Colombie Chuzadas DAS 300x214 HistoireEn 2002, Álvaro Uribe Vélez devint le premier président colombien élu sans appartenir aux partis conservateur et libéral en plus de 150 ans, grâce à une coalition de plusieurs partis qui de plus réussit à réformer la Constitution, qui empêchait la réélection immédiate et de ce fait Uribe obtint un second mandat en 2006. Son administration enclencha un processus de démobilisation des groupes paramilitaires et continua à combattre les troupes révolutionnaires encore en activité.

Les décennies de conflit ont laissé des milliers de victimes civiles. Récemment, des scandales comme l’alliance entre la Politique, les paramilitaires et les narcotraficants, phénomène connu comme la Parapolítica, ont concentré l’attention de l’opinion publique à niveau national et le conflit interne a menacé de s’étendre aux pays voisins comme lors de la crise diplomatique avec l’Equateur et le Venezuela en 2008. Entre-temps de nombreuses manifestations populaires se sont déroulées contre les crimes des différentes forces impliquées dans la conflit, tandis que la Colombie se maintient comme le pays avec le plus grand nombre d’enlévements et continue à être le premier producteur de cocaïne, ce qui explique en partie sa réputation d’être un des pays les plus violents au monde. Paradoxalement, la Colombie a été un des pays les plus stables sur le plan institutionnel en Amérique du Sud.

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